Comprendre l'asexualité : une orientation, pas une maladie
Se poser des questions sur sa propre sexualité est une étape tout à fait naturelle du développement personnel. Face à l'absence de désir sexuel, certaines personnes se demandent parfois si elles souffrent d'un trouble psychologique. Il est essentiel de lever ce doute immédiatement : l'asexualité n'est pas une maladie mentale, mais une orientation sexuelle à part entière.
Pendant longtemps, le manque d'intérêt pour le sexe a été pathologisé. Cependant, la science et la psychologie moderne ont largement évolué sur ce sujet. Selon le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM), les personnes qui s'identifient comme asexuelles ou qui ressentent un manque de désir sexuel de manière constante tout au long de leur vie ne doivent pas être diagnostiquées avec un trouble mental. L'asexualité désigne simplement le fait de ne pas ressentir d'attirance sexuelle pour autrui, et cela fait partie de la diversité humaine.
Il existe toutefois une distinction importante à faire avec ce que les professionnels appellent un trouble du désir sexuel hypoactif. La différence majeure réside dans le vécu de la personne. Une personne asexuelle vit généralement très bien son orientation, qui est en accord avec elle-même. À l'inverse, une détresse psychologique apparaît principalement chez les individus qui subissent une baisse soudaine ou inexpliquée de leur libido alors qu'ils désirent le contraire. Vivre sa vie sans ressentir de désir sexuel est totalement sain dès lors que cela ne provoque pas de souffrance personnelle.
Comments
No comments yet. Be the first to react.