Comprendre l'asexualité et l'autisme : deux réalités distinctes

Il existe parfois des idées reçues associant l'asexualité au trouble du spectre de l'autisme (TSA). Pourtant, la réponse est simple et sans équivoque : oui, on peut tout à fait être asexuel sans être autiste, et inversement. Ces deux aspects de l'identité humaine relèvent de réalités totalement différentes.

L'asexualité se définit par une absence d'attraction sexuelle envers autrui. Il s'agit d'une orientation sexuelle à part entière, au même titre que l'hétérosexualité, l'homosexualité ou la bisexualité. Une personne asexuelle peut ressentir des attractions romantiques, émotionnelles ou intellectuelles très fortes, sans pour autant éprouver le désir de passer à l'acte sexuel. Cela n'a rien d'un dysfonctionnement ou d'un symptôme.

L'autisme, quant à lui, est une condition neurodéveloppementale qui influence la manière dont une personne perçoit le monde et communique avec les autres. Si les études montrent une prévalence parfois plus élevée de la diversité de genre et d'orientation chez les personnes autistes (qui s'affranchissent souvent des normes sociales établies), l'autisme ne cause pas l'asexualité. La grande majorité des personnes asexuelles ne sont pas autistes, et la plupart des personnes autistes ressentent de l'attraction sexuelle.

Faire l'amalgame entre les deux est non seulement scientifiquement faux, mais cela contribue aussi à pathologiser l'asexualité. Chaque individu possède une trajectoire unique. Être asexuel est simplement une manière d'aimer et d'exister, indépendante de toute configuration neurologique.

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