Le silicone libère-t-il lui aussi des microplastiques ?
Dans notre quête collective pour réduire les déchets plastiques, le silicone s'est imposé comme l'alternative idéale. Gourdes pliables, boîtes de conservation souples ou moules à gâteaux : il a envahi nos cuisines sous l'étiquette de matériau écologique et durable. Pourtant, la réalité scientifique est un peu plus complexe. Contrairement à une idée reçue bien ancrée, le silicone n'est pas un produit naturel issu du sable sans transformation, mais bien une substance synthétique.
Parce qu'il s'agit d'un polymère artificiel, le silicone partage un point commun majeur avec les plastiques traditionnels issus du pétrole : il ne se biodégrade pas. Au fil du temps, des lavages répétés et des chocs thermiques, ce matériau subit une usure invisible à l'œil nu. Des études révèlent ainsi que les contenants en silicone peuvent libérer des microplastiques et des nanoplastics directement dans nos aliments ou notre environnement, et ce, dès leur période d'utilisation.
Le problème se corse une fois que ces objets arrivent en fin de vie. Le silicone est particulièrement difficile à recycler et les filières adaptées restent marginales. Résultat ? La grande majorité de ces produits termine sa course dans les décharges ou les incinérateurs. S'ils se retrouvent dans la nature, ils y restent pour toujours, se fragmentant en particules de plus en plus petites. Sans diaboliser ce matériau qui reste très résistant, il convient de l'utiliser avec discernement et de privilégier, lorsque c'est possible, des alternatives totalement inertes comme le verre ou l'inox pour la conservation de nos repas.
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