PAH et PFAS : deux polluants distincts aux impacts similaires

Dans le domaine de la contamination de l'eau, deux acronymes reviennent très fréquemment : les PAH (hydrocarbures aromatiques polycycliques) et les PFAS (substances per- et polyfluoroalkylées). S'ils partagent une capacité alarmante à s'accumuler dans notre environnement, il s'agit pourtant de deux familles chimiques bien différentes.

Les PAH sont principalement issus de la combustion incomplète de matières organiques comme le charbon, le pétrole ou le bois. On les retrouve couramment dans les fumées, le goudron et les eaux ruisselant sur les chausses usées. De leur côté, les PFAS, souvent surnommés "polluants éternels", sont des molécules synthétiques créées pour leurs propriétés antiadhésives et imperméabilisantes, massivement utilisées dans les textiles, les emballages alimentaires et les mousses anti-incendie.

Malgré leurs origines distinctes, ces deux groupes de contaminants partagent un point commun préoccupant : ils s'infiltrent facilement dans le cycle de l'eau. On mesure aujourd'hui des traces de PAH et de PFAS dans les lacs, les rivières, les nappes phréatiques et parfois même dans le réseau d'eau potable. Une fois présents dans les milieux aquatiques, ils posent un risque sanitaire et écologique majeur, favorisant le développement de pathologies graves chez l'humain tout en perturbant durablement les écosystèmes.

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