Spermophagie : ce qu'il faut savoir sur l'ingestion de son propre sperme
Dans le cadre des pratiques sexuelles, la question du risque lié à l'ingestion de son propre sperme (ou spermophagie) revient fréquemment. D'un point de vue purement biologique et médical, avaler son propre liquide séminal présente un risque sanitaire très faible, à condition d'être certain d'être exempt d'infections sexuellement transmissibles (IST).
Le sperme est principalement composé d'eau, de protéines, de vitamines, de minéraux et de fructose. Lorsque vous l'ingérez, votre système digestif le décompose exactement de la même manière qu'un aliment ordinaire. Il n'y a donc aucun danger de toxicité ou d'empoisonnement pour l'organisme.
La nuance principale réside dans le statut sérologique. Si vous ne portez aucune infection, la pratique est totalement inoffensive. En revanche, en présence d'une IST systémique comme le VIH ou la syphilis, le virus ou la bactérie est déjà présent dans l'ensemble de votre organisme, y compris dans le sang et la salive. L'ingestion de vos propres sécrétions ne modifie donc pas votre état de santé général ni la charge infectieuse déjà existante.
Il est toutefois important de noter que si vous avez un doute concernant une éventuelle exposition récente à une IST avec un partenaire, la prudence reste de mise. La réalisation de dépistages réguliers demeure le meilleur moyen de pratiquer une sexualité épanouie et sans risque.
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