Devenir pilote : les critères médicaux qui peuvent faire obstacle

Réaliser le rêve de prendre les commandes d'un avion demande de la rigueur, des compétences techniques, mais aussi une condition physique et mentale irréprochable. Pour garantir la sécurité des vols, les autorités aéronautiques, à l'image de la FAA (Federal Aviation Administration) aux États-Unis ou de l'EASA en Europe, imposent l'obtention d'un certificat médical obligatoire. Cet examen rigoureux évalue l'aptitude globale des candidats et peut parfois briser des vocations. Plusieurs pathologies graves ou non contrôlées constituent des motifs d'inaptitude immédiats. Sur le plan cardiovasculaire, des antécédents d'infarctus ou des troubles du rythme cardiaque majeurs sont jugés trop risqués en plein vol. De même, les affections neurologiques, notamment l'épilepsie ou les pertes de connaissance inexpliquées, sont strictement éliminatoires en raison du danger d'incapacitation subite du pilote. La santé mentale fait également l'objet d'une attention particulière. Les troubles psychologiques sévères, comme la psychose, la dépression majeure non stabilisée ou les troubles bipolaires, disqualifient d'office les candidats. Par ailleurs, la dépendance aux substances psychoactives (alcool ou drogues) ainsi que le diabète insulino-dépendant mal contrôlé ferment les portes du cockpit. Heureusement, tout n'est pas toujours définitif. Dans de nombreux cas, si une affection est stabilisée, traitée efficacement et sans effets secondaires incompatibles avec le vol, les autorités peuvent accorder une dérogation appelée "autorisation spéciale" (Special Issuance). L'évaluation se fait alors au cas par cas, prouvant que la passion du ciel peut parfois surmonter les obstacles médicaux.

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