Où se joue la CAN : Comprendre le calendrier et les pays hôtes de la compétition

La question du lieu de déroulement de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) suscite régulièrement des confusions, notamment en raison de décalages de calendrier entre l'année officielle attribuée au tournoi et celle de sa effettive réalisation sur le terrain. Pour répondre précisément à la question de savoir où se joue la grande messe du football africain, il est primordial de distinguer la célèbre CAN de football sénior (masculine) de compétitions parallèles comme le CHAN (Championnat d'Afrique des nations), tout en analysant les enjeux géographiques et logistiques qui entourent l'attribution de ces tournois majeurs par la Confédération Africaine de Football (CAF).

La Côte d'Ivoire au cœur de l'édition jouée en 2024

Lorsqu'il est fait référence de manière directe à la période englobant l'année 2024, l'événement majeur qui s'est tenu sur le continent est la CAN 2023, officiellement décalée pour se dérouler du 13 janvier au 11 février 2024. C'est donc la Côte d'Ivoire qui a eu l'immense honneur d'accueillir cette 34e édition.

Ce choix d'arène n'a pas seulement offert des moments de sport d'une intensité rare — couronnés par le sacre mémorable des Éléphants 🇨🇮 à domicile — il a également transformé durablement les infrastructures sportives et de transport du pays hôte. Les rencontres se sont réparties dans six superbes stades construits ou modernisés pour l'occasion à travers cinq villes hôtes emblématiques :

  • Abidjan : Le monumental Stade Olympique Alassane-Ouattara (situé dans la banlieue d'Ebimpé) et le mythique Stade Félix-Houphouët-Boigny.

  • Bouaké : Le Stade de la Paix.

  • Korhogo : Le Stade Amadou Gon Coulibaly.

  • San-Pédro : Le Stade Laurent Pokou.

  • Yamoussoukro : Le Stade Charles-Konan-Banny.

Ce tournoi ivoirien a posé de nouveaux standards en matière d'organisation, illustrant à quel point le pays hôte doit mobiliser des investissements colossaux pour répondre au cahier des charges rigoureux de la CAF.

Le cas particulier du CHAN 2024 (souvent confondu)

Il arrive fréquemment que l'appellation "CAN 2024" prête à confusion avec une autre compétition majeure de la CAF : le Championnat d'Afrique des Nations (CHAN), réservé exclusivement aux joueurs évoluant dans les championnats nationaux de leur propre pays.

Pour l'édition initialement désignée sous l'étiquette CHAN 2024, l'attribution géographique s'est orientée vers l'Afrique de l'Est. La CAF a en effet confié l'organisation conjointe de l'événement à trois nations amies : le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Bien que prévue initialement pour le début de l'année 2025, cette compétition sert de répétition générale grandeur nature en vue de la préparation de la grande CAN inter-pays à venir dans cette même zone géographique. Les matchs s'étalent ainsi dans des enceintes sportives majeures telles que le Moi International Sports Centre à Nairobi ou le Benjamin Mkapa National Stadium à Dar es Salaam.

Les infrastructures et les villes hôtes de la compétition

Au-delà de la capitale économique Abidjan, qui a abrité les rencontres phares au magnifique stade Alassane-Ouattara d'Ebimpé ainsi qu'au mythique stade Félix-Houphouët-Boigny, le tournoi s'est étendu dans quatre autres villes stratégiques du pays. Cette décentralisation a permis de stimuler le développement régional grâce à des investissements massifs dans les transports et l'hôtellerie.

Une répartition géographique équilibrée

  • Bouaké : Au centre du pays, le Stade de la Paix a vibré au rythme des exploits des sélections nationales dans une ambiance incandescente.

  • Yamoussoukro : La capitale politique a accueilli les délégations au sein du moderne Stade Charles-Konan-Banny.

  • San Pedro : Le sud maritime a vibré grâce au Stade Laurent Pokou, offrant un cadre idéal aux supporters en bord de mer.

  • Korhogo : Dans l'extrême nord, le Stade Amadou Gon Coulibaly a parachevé ce dispositif logistique d'envergure.

En somme, ce choix souverain de la Côte d'Ivoire a offert une vitrine exceptionnelle à sa diversité culturelle et à son hospitalité légendaire, marquant durablement l'histoire moderne du football africain.