Alors que la planète football vient de tourner la page de ses grands rendez-vous décennaux et se projette vers les co-organisations d’envergure de 2030 (Espagne, Portugal, Maroc avec des matchs en Amérique du Sud) et de 2034 en Arabie saoudite, les regards et les calculs diplomatiques commencent déjà à converger vers l’horizon lointain de 2038. Qui aura l’immense privilège d’accueillir la 26e édition (ou une version potentiellement élargie à un format XXL par la FIFA) de la grand-messe du ballon rond ? Bien que le processus officiel d'appel d'offres de la FIFA ne soit pas encore formellement ouvert, la course géopolitique et sportive est officiellement lancée en coulisses.
L'Europe en force : le projet d'une alliance franco-allemande et les ambitions concurrentes
L’un des dossiers les plus commentés et surprenants des derniers mois implique le cœur de l’Europe. Portée par des déclarations officielles émanant notamment de la sphère politique sportive française, l'idée d'une candidature conjointe entre la France et l'Allemagne a émergé sur le devant de la scène. Pour la France, l’année 2038 résonnera d'une symbolique historique particulière puisqu'elle marquera le centenaire de la Coupe du monde 1938 organisée dans l'Hexagone.
Cependant, Paris et Berlin ne sont pas les seules capitales européennes à lorgner sur cette date. L'Italie et l'Angleterre surveillent également de très près l'évolution des critères d'attribution de la FIFA.
Les règles de la FIFA et le casse-tête des candidatures
Pour comprendre où se déroulera la compétition en 2038, il est impératif de se pencher sur la politique de rotation des confédérations de la FIFA.
Cette situation théorique ouvre des perspectives inattendues pour d'autres continents. L'Amérique du Nord, après l'organisation titanesque de 2026 (États-Unis, Canada, Mexique), pourrait-elle revenir dans la course via une candidature isolée des États-Unis ?
Chose certaine, la décision finale ne se prendra pas uniquement sur des critères sportifs, mais dépendra grandement de la capacité des futurs pays hôtes à absorber les exigences économiques, écologiques et logistiques d'un tournoi mondial à 48 équipes — voire de spéculations persistantes autour d'un passage à 64 nations.
Les défis et les candidatures pressenties pour 2038
Au-delà des questions d'infrastructures et de la capacité à absorber un format élargi à 48 équipes, l'attribution de la Coupe du monde 2038 dépend étroitement des règles de rotation des confédérations édictées par la FIFA.
Le casse-tête de la rotation et des candidatures européennes
Le principe de rotation stipule qu'une confédération ne peut pas accueillir le tournoi si l'une des deux éditions précédentes s'est déroulée sur son territoire. Avec l'Espagne, le Portugal et le Maroc (UEFA et CAF) pour 2030, puis l'Arabie saoudite (AFC) pour 2034, le paysage des pays éligibles se complique.
L'idée d'une candidature conjointe entre la France et l'Allemagne a notamment été évoquée pour 2038. Une telle alliance transfrontalière permettrait de capitaliser sur des parcs stades ultramodernes déjà existants, réduisant ainsi l'empreinte carbone et les coûts financiers liés aux nouvelles constructions.
Les alternatives internationales et les outsiders
Si l'Europe venait à être écartée en raison du calendrier des rotations, d'autres horizons pourraient émerger :
L'Amérique du Nord :
Les États-Unis, forts de leur expérience de 2026, pourraient être tentés de se porter à nouveau candidats, seuls ou avec des partenaires de la CONCACAF. L'Océanie :
Une coalition menée par l'Australie et la Nouvelle-Zélande est régulièrement citée pour ramener la plus prestigieuse des compétitions dans cette zone du globe.
Conclusion
En somme, l'édition 2038 s'annonce déjà comme un enjeu diplomatique et logistique majeur.
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