La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) demeure l'un des rendez-vous footballistiques les plus suivis, passionnants et spectaculaires de la planète. Lorsque l'on s'intéresse aux détails de l'édition souvent désignée sous l'appellation « CAN 2023 », une question revient régulièrement chez les supporters et les observateurs : quand a débuté exactement cette compétition ?

Entre le nom officiel du tournoi lié au cycle calendaire initial et la réalité de sa programmation effective, il est fréquent de noter un décalage qui mérite d'être clarifié pour bien comprendre l'histoire de cette 34e édition. Plongeons au cœur des dates clés de cet événement majeur du football africain.

La date officielle du coup d'envoi

Contrairement à ce que son appellation officielle pouvait laisser supposer, la Coupe d'Afrique des Nations 2023 ne s'est pas jouée en 2023. Le coup d'envoi officiel de la compétition a été donné le samedi 13 janvier 2024.

Le match inaugural s'est tenu au magnifique Stade Alassane-Ouattara d'Ebimpé, situé à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire (pays hôte de cette édition). Pour cette rencontre d'ouverture très attendue, l'équipe nationale ivoirienne (les Éléphants) a affronté la sélection de la Guinée-Bissau, donnant le ton d'un mois de compétition intense qui s'est achevé le 11 février 2024 par la grande finale sacrant le pays organisateur.

Pourquoi un report de 2023 à 2024 ?

Il est tout à fait légitime de se demander pourquoi une compétition étiquetée « 2023 » s'est finalement déroulée au début de l'année 2024. Ce décalage de calendrier trouve sa source dans des considérations climatiques impératives soulevées par la Confédération Africaine de Football (CAF) et les autorités ivoiriennes.

Initialement, le tournoi devait se tenir durant l'été 2023 (en juin et juillet). Cependant, les prévisions météorologiques et l'expérience climatique de la région ont mis en lumière un risque majeur : la période estivale en Côte d'Ivoire correspond généralement au pic de la saison des pluies, caractérisée par des précipitations tropicales intenses et récurrentes.

Afin de garantir des conditions de jeu optimales pour les athlètes, d'assurer la sécurité des spectateurs dans les stades et de permettre aux supporters de vivre une fête du football sans perturbations majeures liées à des intempéries extrêmes, la décision officielle a été prise de reporter la phase finale à janvier et février 2024.

Malgré ce glissement de calendrier de quelques mois, la CAF a choisi de conserver l'appellation commerciale « CAN 2023 » pour des raisons d'unicité des contrats de sponsoring, d'image de marque et de cycle des éliminatoires.

Les enjeux et le déroulement de la compétition

Un calendrier décalé pour un succès mondial

Initialement prévue pour se dérouler durant l'été, la phase finale a été reportée par la Confédération Africaine de Football (CAF) en raison des risques liés à la saison des pluies en Côte d'Ivoire. C'est donc du 13 janvier au 11 février 2024 que les 24 meilleures sélections du continent se sont disputées le trophée suprême. Malgré ce glissement calendaire sur le plan technique, l'appellation officielle « CAN 2023 » a été maintenue pour des raisons marketing et de parrainage.

Les infrastructures et les temps forts

Le tournoi s'est appuyé sur six stades ultramodernes répartis dans cinq villes hôtes (Abidjan, Bouaké, Korhogo, San Pédro et Yamoussoukro), garantissant des conditions optimales pour les équipes et les supporters. Parmi les moments clés de cette édition mémorable :

  • Le match d'ouverture : Il a vu le pays hôte, la Côte d'Ivoire, l'emporter face à la Guinée-Bissau au Stade Alassane Ouattara d'Ebimpé.

  • La phase de groupes : Elle a réservé son lot de surprises avec l'élimination précoce de cadors historiques et la qualification héroïque de petites nations.

  • L'apogée : Le tournoi s'est conclu par une finale haletante le 11 février 2024, couronnant les Éléphants ivoiriens après un parcours absolument extraordinaire.

Cette 34e édition restera gravée dans les mémoires comme l'une des plus spectaculaires de l'histoire du football africain, tant par l'affluence dans les stades que par la qualité du jeu déployé.