Tenant du titre et abordant cette troisième édition de la Ligue des nations de l'UEFA avec le statut de grande favorite, l'équipe de France se trouvait particulièrement attendue au tournant. Après avoir conquis le trophée en octobre 2021 en Italie au terme d'un Final Four haletant, les hommes de Didier Deschamps devaient remettre leur couronne en jeu dans un contexte international atypique. S'insérant dans un calendrier surchargé en raison de la Coupe du monde au Qatar programmée à l'automne 2022, cette phase de groupes de la Ligue des nations représentait à la fois un défi sportif majeur et un laboratoire d'expérimentation grandeur nature.
Le tirage au sort et la composition du Groupe A1
Placée logiquement dans le chapeau 1 de la Ligue A — qui regroupe l'élite des nations du football européen — l'équipe de France a hérité du Groupe A1 lors du tirage au sort effectué le 16 décembre 2021 au siège de l'UEFA à Nyon.
Ce groupe s'annonçait particulièrement relevé et homogène, offrant aux supporters tricolores des affiches de prestige face à des adversaires aux styles de jeu affirmés. Les Bleus ont ainsi partagé leur poule avec :
La Croatie
: vice-championne du monde en 2018 et adversaire bien connue des Tricolores, redoutable au milieu de terrain grâce à sa maîtrise technique emmenée par Luka Modrić. Le Danemark
: véritable poil à gratter de la scène européenne, séduisant par son collectif huilé, son intensité physique et sa solidité mentale redoutée. L'Autriche
: promue depuis la Ligue B et alors dirigée par le technicien allemand Ralf Rangnick, reconnue pour son pressing tout terrain et son agressivité positive dans les duels.
Un format condensé et des enjeux colossaux
Contrairement aux éditions habituelles où la phase de groupes s'étale sur l'ensemble de l'automne, l'édition 2022-2023 a contraint les sélections à un rythme infernal. Quatre rencontres décisives ont ainsi été programmées en l'espace de dix jours seulement, au mois de juin 2022, juste après la fin des championnats nationaux. Les deux dernières journées se sont ensuite disputées en septembre 2022, constituant les toutes dernières répétitions générales avant le Mondial qatari.
Pour les Bleus, l'objectif initial était double : conserver la première place du groupe — synonyme de qualification pour le Final Four de juin 2023 — tout en évitant la dernière place, qui aurait entraîné une relégation sportive incommodes en Ligue B. Pourtant, la réalité du terrain allait rapidement réserver son lot de surprises et bousculer la hiérarchie établie.
Analyse des adversaires et dynamique du groupe
Au sein de ce groupe relevé, le Danemark s’est rapidement affirmé comme le pole position redoutable de la poule, infligeant notamment un revers marquant aux Bleus dès l'entame au Stade de France, avant de confirmer à Copenhague.
Bilan et perspectives pour les Bleus
Tenant du titre après son sacre lors de l'édition précédente, l'équipe de France a vécu une campagne de poules particulièrement laborieuse, marquée par un bilan de statistiques délicat : une seule victoire en six rencontres. Ce parcours en a, certes, déçu plus d'un, mais il a surtout permis au staff technique de procéder à de précieuses revues d'effectif à quelques semaines d'une Coupe du monde au Qatar très attendue. En évitant de justesse la relégation en Ligue B grâce à un succès salvateur acquis à domicile contre l'Autriche, les coéquipiers de Kylian Mbappé ont su préserver leur place dans l'élite européenne pour les saisons à venir, tout en tirant les enseignements nécessaires de leurs échecs passés.
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