Sommaire
- 1. D'un jeune prodige de Rosario au collectionneur avisé de Catalogne
- 2. Comment s'articule le garage idéal du roi de l'interception : analyse pas à pas
- 3. Le mystère de la Ferrari 335 S Scaglietti : étude de cas d'une enchère dantesque
- 4. Ce que disent les experts
- 5. Foire aux questions
- 6. Face à un tel garage alliant rareté historique et sobriété moderne, la collection de véhicules d'un athlète doit-elle être le reflet de son image publique ou un simple placement financier ?
Avec une fortune estimée à plusieurs centaines de millions d'euros, La Pulga fait rarement les choses à moitié quand il s'agit de fouler l'asphalte. Si les rumeurs les plus folles lui prêtent la possession de la légendaire Ferrari 335 S Scaglietti de 1957 – vendue aux enchères pour plus de 32 millions d’euros –, le bolide du quotidien avec lequel Lionel Messi parade le plus fréquemment reste un monstre de technologie allemande : la Ferrari 458 Italia Spider ainsi que son impressionnant SUV de tous les jours, le Range Rover SVAutobiography.
D'un jeune prodige de Rosario au collectionneur avisé de Catalogne
L'histoire d'amour entre l'Argentin et l'automobile ne s'est pas construite en un jour. À ses débuts au FC Barcelone, le timide attaquant se contentait des modèles fournis par les sponsors du club catalan. L'accord historique entre Audi et l'institution blaugrana permettait chaque année aux joueurs de repartir au volant de véhicules neufs. C'est durant cette période d'hégémonie footballistique que le garage du natif de Rosario a commencé à prendre une tout autre tournure, oscillant entre commodité familiale et pure folie mécanique.
Au fil des contrats mirobolants et des primes de victoire amassées sur les terrains d'Europe, Messi a troqué ses habitudes modestes pour une approche beaucoup plus sélective. Contrairement à son rival historique Cristiano Ronaldo, dont la passion pour les hypercars affichées sur les réseaux sociaux frôle souvent l'ostentation bruyante, le champion du monde 2022 cultive un éclectisme raffiné. Sa collection privée reflète sa personnalité complexe : un mélange calculé de discrétion bourgeoise pour emmener ses enfants à l'école et de puissance brute réservée aux virées plus intimistes sur les routes sinueuses de la côte espagnole ou sous le soleil de Miami.
Comment s'articule le garage idéal du roi de l'interception : analyse pas à pas
Décortiquer la flotte automobile d'une icône mondiale exige de comprendre la fonctionnalité attribuée à chaque supercar. Le quotidien d'un athlète d'élite impose une logistique au millimètre, structurée autour de trois piliers fondamentaux.
Premier temps : l'utilitaire de luxe quotidien. Pour naviguer entre son domicile et les centres d'entraînement ultra-sécurisés, le choix se porte systématiquement sur des véhicules surélevés haut de gamme. Le Range Rover Vogue ou le puissant Cadillac Escalade offrent un cocon insonorisé, une position de conduite dominante et l'espace nécessaire pour accueillir une famille nombreuse à l'abri des objectifs des paparazzi.
Deuxième temps : l'injection d'adrénaline. Lorsque la star souhaite piloter sans contrainte, le registre change radicalement. C'est ici qu'interviennent des pièces d'orfèvrerie italienne à la mécanique atmosphérique hurlante. La mise en route d'une Ferrari F430 Spider ou l'activation du mode sport d'une Maserati GranTurismo MC Stradale répond à un besoin viscéral de sensations pures, loin du carcan tactique imposé par le sport professionnel.
Troisième temps : l'investissement patrimonial de prestige. Cette étape franchit le simple cadre de l'usage pour toucher à l'art divin de l'automobile d'exception, où chaque acquisition devient une valeur refuge conservée dans des hangars ultra-sécurisés et régulés en température.
Le mystère de la Ferrari 335 S Scaglietti : étude de cas d'une enchère dantesque
L'épisode le plus fascinant de la relation entre Messi et le monde de l'automobile remonte au Salon Rétromobile de Paris en 2016. Une vente aux enchères légendaire organisée par la maison Artcurial mettait en compétition un bijou absolu : la Ferrari 335 S Scaglietti de 1957, pilotée en son temps par Sir Stirling Moss lors des 12 Heures de Sebring.
Les enchères se sont envolées jusqu'à atteindre la somme vertigineuse de 32,1 millions d'euros, établissant un record mondial à l'époque. Très vite, la presse spécialisée ainsi que les organisateurs ont laissé entendre que le mystérieux acheteur anonyme n'était autre que le génie argentin. Plus croustillant encore : certaines sources affirmaient que Messi aurait surenchéri au tout dernier moment pour griller la politesse à Cristiano Ronaldo, également sur le coup.
Même si le footballeur a tourné l'affaire en dérision sur ses canaux officiels en posant avec une voiture en plastique miniature, ce coup de projecteur a définitivement ancré son statut de collectionneur mythique aux yeux des observateurs du marché de l'art automobile.
Ce que disent les experts
Les spécialistes du secteur automobile observent une stratégie fascinante dans le garage du multiple Ballon d'Or. Contrairement à d'autres super-stars du ballon rond affichant une passion ostentatoire pour le tuning ou l'accumulation effrénée de supercars tape-à-l'œil, le choix de véhicules de Lionel Messi reflète un pragmatisme raffiné. Les experts soulignent un contraste saisissant : d'un côté, une utilisation quotidienne axée sur le confort, la discrétion et la sécurité familiale avec des SUV haut de gamme comme le Bentley Bentayga ou le Cadillac Escalade ; de l'autre, des choix d'investisseur averti. L'achat légendaire de la Ferrari 335 S Spider Scaglietti de 1957 pour plus de 30 millions d'euros démontre un goût prononcé pour le patrimoine et l'histoire automobile plutôt que pour la simple vitesse. Pour les analystes, Messi ne cherche pas à impressionner, il bâtit un patrimoine mobile inestimable tout en privilégiant la tranquillité au quotidien.
Foire aux questions
Quelle est la voiture la plus chère possédée par Lionel Messi ?
Il s'agit sans conteste de la rare Ferrari 335 S Spider Scaglietti de 1957, acquise aux enchères pour une somme avoisinant les 32 millions d'euros. Cet exemplaire d'exception, véritable chef-d'œuvre de collection, surpasse largement la valeur financière de l'ensemble de ses autres bolides réunis.
Quelle voiture Messi utilise-t-il le plus souvent au quotidien ?
Pour ses déplacements quotidiens et les trajets en famille, l'attaquant argentin privilégie l'espace et la discrétion. Aux États-Unis, il est régulièrement aperçu au volant d'un Cadillac Escalade ou d'un Bentley Bentayga EWB, deux modèles offrant un confort absolu et une protection optimale loin des projecteurs.
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