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Le record de celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions est co-détenu par deux monstres sacrés : Cristiano Ronaldo et Lionel Messi. Chacun a réussi l'exploit d'inscrire 8 hat-tricks dans la compétition reine européenne. Derrière ce duo intouchable, Robert Lewandowski complète le podium historique avec 6 triplés à son actif. C’est un chiffre qui donne le tournis tant la difficulté de l’exercice est monumentale au plus haut niveau mondial. Mais au-delà de la simple statistique, cette égalité parfaite entre le Portugais et l'Argentin raconte surtout l'histoire d'une décennie de domination sans partage sur le football de club.
Le triplé en C1 : un Everest statistique aux règles impitoyables
Planter trois pions dans le même match, c'est déjà une galère le dimanche matin. Alors imaginez le faire contre le Real Madrid ou le Bayern Munich. Le truc c'est que le terme de hat-trick, ou triplé pour les puristes, possède une aura presque mystique en Coupe d'Europe. On ne parle pas ici d'un simple coup de chance ou d'un rebond favorable mais d'une démonstration de force brute qui s'étale sur quatre-vingt-dix minutes de haute intensité. Là où ça coince pour le commun des mortels, c'est que la Ligue des champions ne pardonne aucune baisse de régime. Pour celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions, la régularité doit confiner à l'obsession pathologique.
La définition technique d'un exploit rare
Il n'existe pas de petite performance quand on soulève le ballon du match au coup de sifflet final. Mais saviez-vous que tous les triplés ne se valent pas dans l'imaginaire collectif ? On distingue souvent le triplé classique du triplé parfait, celui où le buteur marque du pied droit, du pied gauche et de la tête. Pourtant, pour le classement de celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions, l'UEFA ne fait pas de sentiment : trois buts, c'est un point, point barre. C'est une épreuve de force qui demande une condition physique d'astronaute car l'essentiel de ces buts survient souvent en fin de rencontre quand les défenses craquent. Autant le dire clairement, il faut une dalle de loup pour aller chercher ce troisième but alors que le match est déjà plié.
L'évolution du jeu et la multiplication des cartons
Car le football des années 2020 n'est plus celui des années 90. Les cadences infernales et l'optimisation tactique ont paradoxalement ouvert des brèches pour les attaquants d'élite. Les grosses écuries marquent plus, tirent plus et monopolisent le ballon de manière indécente. Et c'est précisément dans ce contexte de polarisation du football européen que les records ont explosé. Entre 1992 et 2005, voir un joueur inscrire un triplé était un événement sismique. Aujourd'hui, avec des effectifs bâtis à coups de milliards, les scores fleuves en phase de poules sont devenus monnaie courante, facilitant la quête de celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions. Mais attention, marquer trois fois en quart de finale contre la Juventus, comme l'a fait Ronaldo, reste une performance d'une autre galaxie.
Lionel Messi : le génie de la puce argentine au service du hat-trick
Le premier à avoir atteint des sommets himalayens dans cet exercice, c'est le lutin de Rosario. Lionel Messi a transformé la pelouse du Camp Nou en son jardin privé pendant quinze ans. Son premier triplé ? Une leçon magistrale contre Arsenal en 2010, où il en a finalement collé quatre (un quadruplé qui compte techniquement comme un triplé amélioré dans les tablettes). Mais ce qui frappe chez Messi, c'est la variété de ses 8 triplés en Ligue des champions. Il y a de tout : des slaloms solitaires, des coups francs brossés et des frappes de loin qui nettoient les lucarnes. Est-ce vraiment surprenant venant d'un type qui semble jouer avec un joystick ?
L'Ajax et Leverkusen comme victimes préférées
Dans sa quête pour être celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions, Messi a eu ses proies favorites. On se souvient avec effroi, pour les supporters allemands, de son quintuplé historique face au Bayer Leverkusen en 2012. Ce soir-là, la défense adverse ressemblait à des plots d'entraînement devant un bulldozer déguisé en danseur. Il a récidivé contre l'Ajax Amsterdam ou le Celtic Glasgow, montrant une efficacité clinique dès que l'adversaire lui laissait plus de deux mètres d'espace. Et c'est bien là sa force : Messi n'a pas besoin d'être dans un grand soir collectif pour punir son vis-à-vis trois fois de suite.
La régularité barcelonaise sur une décennie
Le truc c'est que Messi marquait ses triplés avec une fluidité déconcertante, presque insolente. Entre 2010 et 2018, il a éparpillé les défenses européennes avec une régularité de métronome. Ses hat-tricks n'étaient pas des sursauts d'orgueil isolés mais la conclusion logique d'un système de jeu barcelonais entièrement tourné vers sa finition. Il a fallu que le club catalan commence à décliner pour que sa cadence de production de triplés ralentisse. Mais avec 8 unités, il a posé des bases que l'on pensait inatteignables pour le siècle à venir.
Cristiano Ronaldo : la machine de guerre portugaise et l'obsession du but
Si Messi est un artiste, Cristiano Ronaldo est une usine sidérurgique à lui tout seul. Pour devenir celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions, le Portugais a dû cravacher plus tardivement que son rival. Alors que Messi enchaînait les ballons du match, CR7 a dû attendre sa période madrilène pour vraiment faire exploser les compteurs. Mais une fois la machine lancée, personne n'a pu l'arrêter. Ronaldo ne se contente pas de marquer, il dévaste tout sur son passage avec une puissance athlétique que l'on n'avait jamais vue auparavant à ce poste.
Le roi de la phase à élimination directe
Là où CR7 se distingue radicalement de la concurrence, c'est dans le timing de ses exploits. Marquer un triplé en poule contre une équipe moldave, c'est sympa pour les stats, mais le faire en retour de quart de finale pour renverser une situation désespérée, c'est du génie pur. Ronaldo détient le record informel des triplés inscrits dans les matchs couperets. On pense forcément à son triplé contre Wolfsburg en 2016 ou celui, absolument monumental, contre l'Atlético de Madrid sous le maillot de la Juventus. Ce soir-là, il avait annoncé à ses proches qu'il marquerait trois buts. Il l'a fait. C'est cette confiance absolue qui l'a propulsé au rang de celui qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions aux côtés de Messi.
Une panoplie complète de finisseur ultime
Ronaldo, c'est l'attaquant total. Ses 8 triplés sont le reflet d'une panoplie technique complète (une sorte de catalogue de ce qu'un avant-centre moderne doit savoir faire). Il y a des buts de la tête où il semble rester en suspension pendant trois secondes, des penalties frappés avec une conviction de bourreau et des frappes sèches des deux pieds. Contrairement à Messi qui préfère souvent le toucher de balle subtil, Ronaldo mise sur l'impact. Il a épuisé les gardiens d'Europe par sa capacité à répéter les efforts de haute intensité jusqu'à ce que la faille apparaisse. Et souvent, elle apparaissait trois fois par match.
Lewandowski et les autres : la meute aux trousses des géants
On aurait tort de penser que la course pour savoir qui a marqué le plus de triplés en Ligue des champions se résume à une partie de tennis entre l'Argentin et le Portugais. Juste derrière, tapi dans l'ombre des surfaces de réparation, Robert Lewandowski a longtemps joué les trouble-fête. Le Polonais possède une efficacité qui ferait passer un comptable pour un fantaisiste. Avec 6 triplés, il est le seul à avoir réellement menacé le trône des deux rois pendant leur apogée. Et force est de constater que sans une fin de carrière plus mouvementée, il aurait pu les égaler.
L'exploit historique de Lewandowski contre le Real Madrid
Mais comment parler de triplé sans évoquer celui qui est resté dans toutes les mémoires, bien qu'il s'agisse en réalité d'un quadruplé ? En 2013, sous les couleurs du Borussia Dortmund, Lewandowski a martyrisé le Real Madrid à lui tout seul. Ce match a agi comme un déclic mondial : le monde découvrait un tueur à gages capable de scorer sous tous les angles. Depuis, il a enchaîné les performances de haut vol avec le Bayern Munich, prouvant que la nationalité ou le club importent peu quand on possède cet instinct primaire devant le but. Il reste aujourd'hui le dernier rempart face à l'oubli total des autres buteurs mondiaux devant le duo Messi-Ronaldo.
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