Qui organise la CAN 2012 ? Les coulisses d'une co-organisation historique

La Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football de l'année 2012 restera à jamais gravée dans les annales du sport roi sur le continent africain. Alors que l'attention des supporters se tourne traditionnellement vers des nations dotées d'une longue tradition d'accueil, cette 28e édition a marqué les esprits par un choix audacieux de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Mais qui organisa exactement la CAN 2012 ? La réponse met en lumière un partenariat binational inédit entre le Gabon et la Guinée équatoriale.

Une co-organisation pionnière en Afrique centrale

Attribuée officiellement par la CAF le 29 juillet 2007, l'organisation de cette grand-messe footballistique a reposé sur les épaules de deux pays voisins d'Afrique centrale : le Gabon et la Guinée équatoriale. C'était seulement la deuxième fois de l'histoire du tournoi qu'une phase finale était co-organisée par deux nations, un précédent ayant été établi en l'an 2000 par le Ghana et le Nigeria.

Ce pari audacieux visait à mutualiser les efforts logistiques, financiers et infrastructurels entre deux États désireux de s'imposer sur la scène internationale à travers le sport. Les deux pays hôtes ont ainsi été qualifiés d'office pour la compétition, s'évitant la phase des éliminatoires et préparant activement leurs structures d'accueil pendant près de cinq ans.

Répartition des infrastructures et des villes hôtes

Pour réussir ce défi logistique, le tournoi a été équitablement réparti entre les territoires gabonais et équatoguinéen. Quatre villes principales ont été sélectionnées pour abriter les rencontres des seizième équipes en lice :

  • Au Gabon : La capitale Libreville (avec le nouveau Stade d'Angondjé) et Franceville ont accueilli une grande partie des matches de groupes, ainsi que des phases avancées.

  • En Guinée équatoriale : Bata (dont le stade a accueilli le match d'ouverture) et Malabo ont vibré au rythme des exploits des sélections nationales.

Cette répartition bilatérale a nécessité une coordination diplomatique et technique de tous les instants, saluée à l'issue de la compétition par les instances internationales comme la FIFA et la CAF pour sa bonne tenue globale.

Souhaitez-vous que nous développions la seconde partie de cet article concernant le déroulement de la compétition et le sacre historique de la Zambie ?