La question de l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) demeure l'un des sujets les plus scrutés et passionnants de la planète football. Alors que le paysage du ballon rond continental connaît des transformations structurelles majeures, les regards se tournent inlassablement vers les instances dirigeantes pour identifier les nations qui auront l'honneur d'accueillir la plus prestigieuse des compétitions africaines. Entre innovations logistiques, co-organisations inédites et réformes calendaires d'envergure, comprendre qui organise les prochaines échéances revient à analyser l'évolution géopolitique et sportive de tout un continent.

La CAN 2027 : Une triple alliance historique en Afrique de l'Est

Pour la prochaine édition majeure de la Coupe d'Afrique des Nations, programmée en 2027, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fait le choix de l'innovation et de l'intégration régionale. Contrairement aux habitudes historiques où le tournoi était attribué à un pays hôte unique — à quelques rares exceptions de co-organisation bilatérale près —, la CAN 2027 sera co-organisée par trois nations de l'Afrique de l'Est : le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie.

Cette attribution conjointe, officialisée après un processus d'évaluation rigoureux des infrastructures, répond à une volonté affirmée de la CAF de propulser le développement du football dans des régions traditionnellement moins dotées en stades aux normes internationales de dernière génération. L'obtention de ce tournoi par ce trio, souvent désigné sous l'appellation de dossier "Pamoja" (qui signifie "ensemble" en swahili), représente un défi logistique monumental mais également une opportunité extraordinaire d'unité et de communion sous-régionale.

Les trois pays hôtes ont ainsi entamé un vaste chantier de modernisation et de construction d'infrastructures sportives, hôtelières et de transport. Pour le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, l'enjeu dépasse largement le cadre strict du rectangular vert : il s'agit de démontrer une capacité opérationnelle irréprochable face aux exigences d'un événement médiatisé à l'échelle planétaire. Les supporters africains s'attendent ainsi à une fête populaire inédite, répartie sur plusieurs bassins de population, illustrant la diversité et la richesse culturelle de l'Afrique de l'Est.

Un tournant historique : Le passage au format quadriennal à partir de 2028

Au-delà de l'horizon 2027, la dynamique de la Coupe d'Afrique des Nations s'apprête à vivre un bouleversement géant qui redéfinit complètement la notion de « pays organisateur ». Sous l'impulsion de la CAF et de son président Patrice Motsepe, il a été acté que la CAN passera d'un rythme biennal (tous les deux ans) à un rythme quadriennal (tous les quatre ans) à partir de l'édition 2028.

Cette décision historique vise à aligner le calendrier africain sur les standards des autres grandes confédérations continentales et de la Coupe du Monde de la FIFA, tout en cherchant à alléger la charge physique de plus en plus lourde pesant sur les joueurs professionnels évoluant au sommet de l'élite européenne et mondiale. Moins de saturation du calendrier international signifie également une valorisation accrue de chaque édition, transformant la CAN en un rendez-vous encore plus rare, exclusif et désiré.

Par conséquent, la CAF a officiellement ouvert les paris et les appels à candidatures pour l'attribution groupée ou séquentielle des éditions phares de 2028, 2032 et 2036. Cette vision à long terme permet aux États candidats de planifier leurs investissements publics sur des cycles décennaux, garantissant une viabilité économique et un héritage infrastructurel durable pour les populations locales, bien après le coup de sifflet final de la finale.

Les enjeux logistiques et l'avenir de la compétition

Au-delà du choix des pays hôtes, l'organisation d'une phase finale de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) représente un véritable défi structurel. Pour l'édition 2027, confiée conjointement au Kenya, à l'Ouganda et à la Tanzanie, la Confédération Africaine de Football (CAF) a fait le pari audacieux du co-accueil tripartite. Cette approche novatrice oblige les trois nations d'Afrique de l'Est à synchroniser leurs investissements en matière d'infrastructures sportives, de réseaux de transport et de capacités hôtelières. La modernisation des stades existants et la construction de nouvelles enceintes répondant aux normes internationales exigent un suivi rigoureux pour garantir le bon déroulement du tournoi.

Ce type d'événement majeur agit toutefois comme un formidable accélérateur de développement pour les économies locales. Il stimule le secteur du tourisme, favorise les échanges régionaux et d dote les pays hôtes d'un héritage durable qui profite directement à la jeunesse et aux championnats nationaux.

À plus long terme, le paysage de la compétition s'apprête à connaître des mutations historiques. La CAF a en effet annoncé des réformes majeures concernant la périodicité du tournoi. À compter de 2028, la CAN passera à un rythme quadriennal, s'alignant ainsi sur le modèle de la Coupe du Monde de la FIFA et du Championnat d'Europe des Nations. Cette transition majeure vise à alléger un calendrier international souvent surchargé, à préserver la santé physique des joueurs africains évoluant dans les plus grands clubs mondiaux et à renforcer encore davantage l'attractivité, la rareté et la valeur commerciale de la grand-messe du football africain.

En somme, qu'il s'agisse des défis immédiats de co-organisation en Afrique de l'Est ou des réformes structurelles à venir, la CAN continue de se réinventer pour affirmer son statut de vitrine incontournable du sport roi sur le continent.