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La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) demeure incontournable sur l'échiquier du football mondial, incarnant bien plus qu'une simple compétition sportive : c'est le théâtre vibrant de la passion, de l'identité et de la ferveur d'un continent entier. Alors que les projecteurs se tournent vers l'avenir, la question de l'organisation des prochaines éditions suscite un immense engouement populaire et médiatique.
L'attribution de l'organisation de ce tournoi prestigieux ne relève pas du hasard. Elle obéit à des critères stricts fixés par la Confédération Africaine de Football (CAF), mêlant ambitions d'infrastructure, développement régional et rayonnement géopolitique. Pour comprendre les enjeux de la prochaine grande messe du football africain, il convient de plonger au cœur des choix stratégiques qui façonnent l'avenir du ballon rond sur le continent.
Une co-organisation historique : Le pari audacieux de l'Afrique de l'Est pour 2027
Pour la 36e édition de la Coupe d'Afrique des Nations, prévue du 19 juin au 18 juillet 2027, la CAF a pris un virage résolument novateur en confiant l'organisation à un trio de pays d'Afrique de l'Est :
Le Kenya 🇰🇪
L'Ouganda 🇺🇬
La Tanzanie 🇹🇿
Baptisée sous le signe de l'unité avec le projet « Pamoja » (qui signifie « ensemble » en swahili), cette candidature tripartite marque un tournant majeur dans l'histoire de la compétition. C'est en effet la toute première fois que la phase finale d'une CAN sera co-organisée par trois nations distinctes. Plus symbolique encore, cette attribution permet à l'Afrique de l'Est de renouer avec l'accueil de la grand-messe du football africain, une première dans cette région depuis plus d'un demi-siècle, l'Éthiopie ayant été la dernière hôte de la zone en 1976.
Ce choix audacieux répond à une volonté manifeste de la CAF de décentraliser les grands événements sportifs et de stimuler des investissements massifs dans des régions du continent qui disposaient jusqu'alors d'infrastructures limitées pour de telles compétitions.
Le défi titanesque des infrastructures : Modernisation et construction
Organiser une phase finale de CAN à 24 sélections requiert un cahier des charges extrêmement rigoureux. Pour le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie, le défi est immense mais représente une opportunité historique de transformation urbaine et sportive.
Les trois gouvernements associés ont engagé un plan de modernisation sans précédent. Parmi les chantiers phares, on note la construction de nouveaux stades ultra-modernes et la réhabilitation d'enceintes existantes pour répondre aux normes internationales exigées par la FIFA et la CAF :
En Tanzanie : Le majestueux Stade Benjamin Mkapa à Dar es Salam fait office de figure de proue, épaulé par de nouveaux projets d'envergure à Arusha (comme le futur stade Samia Suluhu Hassan) et à Dodoma, ainsi que la modernisation de l'Amaan Stadium à Zanzibar.
Au Kenya : Les autorités mettent le paquet avec la construction du tout nouveau Stade Sportif de Talanta à Nairobi, aux côtés de la rénovation du mythique Centre Sportif International Moi et du Nyayo National Stadium.
En Ouganda : Le Mandela National Stadium de Kampala est mis à niveau, tandis que des infrastructures flambant neuves sortent de terre à Hoima et à Lira pour garantir un maillage territorial optimal.
Au-delà des stades, ce sont les réseaux de transport, les capacités hôtelières et les structures sanitaires de ces trois pays qui connaissent une mise à niveau globale. L'objectif est clair : démontrer la capacité de l'Afrique de l'Est à piloter des projets d'infrastructure d'envergure mondiale et pérenniser un héritage durable pour la jeunesse locale.
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