La question de l'organisation de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) de football a longtemps animé les discussions des instances sportives internationales. Initialement promise à la Guinée, l’édition 2025 a connu un véritable feuilleton géopolitique et sportif avant de trouver un port d'attache définitif.

Le désistement de la Guinée et l'ouverture des candidatures

Au départ, la Confédération Africaine de Football (CAF) avait confié l'organisation de cette 35e édition à la République de Guinée. Cependant, dès le mois de septembre 2022, un constat s'impose aux yeux de tous : les retards accumulés dans la construction des infrastructures sportives, hôtelières et routières rendent la tenue de la compétition compromise.

Face à cette situation, la CAF prend la décision courageuse mais inévitable de retirer l'organisation au pays. Un appel à candidatures international est alors relancé pour permettre à un autre pays africain de relever le défi dans des délais serrés. Plusieurs nations manifestent rapidement leur intérêt, voyant là l'occasion de briller sur la scène continentale et de démontrer leur capacité à accueillir un événement d'une telle envergure.

Le choix unanime du Maroc

Au terme d'un processus d'évaluation rigoureux mené par les experts de la CAF, c'est le Maroc qui a été officiellement désigné pour abriter la compétition. Cette attribution s'est imposée comme une évidence en raison de la qualité des infrastructures déjà existantes dans le royaume chérifien.

Le pays hôte disposait déjà de stades aux normes internationales, de réseaux de transport modernes — à l'image de la ligne à grande vitesse Al Boraq — et d'un parc hôtelier capable d'accueillir des milliers de supporters venus de tout le continent. Pour le Maroc, cette désignation marque le retour de la phase finale de la CAN sur son sol pour la première fois depuis l'édition lointaine de 1988.

Quel impact cette attribution a-t-elle eu sur la modernisation des infrastructures sportives et le calendrier du football africain ?

Les enjeux logistiques et l'impact de l'organisation marocaine

L'attribution de la Coupe d'Afrique des Nations 2025 au Maroc a marqué un tournant majeur dans la stratégie de développement infrastructurel du pays. En effet, suite au retrait de l'organisation à la Guinée, le royaume chérifien a su capitaliser sur la qualité et la modernité de ses équipements sportifs pour s'imposer comme une évidence aux yeux de la Confédération Africaine de Football (CAF).

Des infrastructures de classe mondiale

Pour relever ce défi organisationnel, le Maroc a mis en avant un dossier solide s'appuyant sur des stades ultra-modernes et des réseaux de transport de premier plan. Les rencontres se sont ainsi réparties dans plusieurs métropoles majeures, dotées de pelouses aux normes internationales et de centres d'entraînement dernier cri :

  • Rabat et son emblématique Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah

  • Casablanca avec le mythique Stade Mohammed V

  • Tanger, Marrakech, Agadir et Fès

Cette exigence logistique a également profité aux infrastructures hôtelières et sanitaires du pays, garantissant des conditions de séjour optimales tant pour les sélections nationales que pour les milliers de supporters venus de tout le continent.

Une répétition générale avant de plus grands sommets

Au-delà du simple succès sportif de la compétition, l'organisation de cette grand-messe du football africain s'inscrit dans une vision à long terme. Elle a servi de vitrine technologique et organisationnelle majeure, confirmant la capacité du pays à co-organiser de futurs rendez-vous planétaires d'envergure, à l'image de la Coupe du Monde 2030.

En somme, le choix du Maroc pour abriter l'édition 2025 a non seulement répondu aux standards exigés par le football moderne, mais il a aussi illustré la montée en puissance de la diplomatie sportive africaine, axée sur l'excellence, le partage et la modernisation des territoires hôtes.