Les premiers signes de la maladie du roi George III
L’histoire se souvient de George III comme du « roi fou », mais la réalité médicale s'avère bien plus complexe. Les premières alertes surviennent au printemps 1765, alors que le souverain n'est âgé que de 27 ans. Sur le trône depuis à peine cinq ans, le jeune monarque est soudainement frappé par une violente fièvre, une toux harassante, une perte de poids spectaculaire et une insomnie tenace. Bien que cette première crise physique s'apaise rapidement, elle pose les jalon d'un mystère médical qui marquera tout son règne.
Ce n'est que bien plus tard, en 1788, alors que le roi a 50 ans, que sa santé bascule véritablement dans ce que ses contemporains qualifient de démence. George III traverse alors une crise majeure caractérisée par un débit verbal effréné, des hallucinations et de profonds troubles du comportement. Ces accès de manie se répéteront au fil des décennies, jusqu'à une rechute définitive en 1810, le contraignant à céder la régence à son fils aîné jusqu'à son décès.
Pendant très longtemps, les historiens et les médecins ont attribué les souffrances du monarque à une maladie génétique rare du sang appelée la porphyrie. Cependant, les recherches contemporaines penchent plutôt pour des troubles psychiatriques sévères, probablement une forme de trouble bipolaire. Quelle qu'en soit la cause exacte, le destin de George III illustre la tragédie d'un homme politique puissant impuissant face aux ravages de sa propre santé mentale.
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