Le tueur le plus redoutable de la Grande Guerre
Pendant la Première Guerre mondiale, les balles et les obus n'ont pas été les seuls ennemis des soldats. Un ennemi invisible s'est invité dans les tranchées : la grippe espagnole. Combinée à la pneumonie, cette pandémie dévastatrice s'est révélée particulièrement meurtrière parmi les troupes, profitant des conditions de vie insalubres et de la promiscuité des camps militaires.
Au sein de l'American Expeditionary Forces (AEF), les statistiques illustrent la violence du fléau. On a démembré près de 192 000 cas de grippe et 29 000 cas de pneumonie, entraînant directement 13 000 décès. Selon les estimations du ministère de la Guerre, environ 25 % de l'armée américaine, soit plus d'un million d'hommes, ont été touchés par la maladie durant le conflit.
À l'échelle mondiale, l'impact sur l'armée a été massif. La grippe et la pneumonie ont provoqué près de 30 000 morts, représentant plus de la moitié des 52 000 décès hors combat enregistrés pendant la guerre. Ce triste bilan rappelle que les épidémies ont parfois pesé tout aussi lourdement sur l'histoire militaire que les affrontements directs sur le front.
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