Les métaux qui ne réagissent pas avec les acides

Dans le monde de la chimie, tous les métaux ne se valent pas face aux acides. Si certains réagissent vigoureusement, d'autres opposent une résistance totale. Parmi les plus connus, le cuivre, l'argent et le mercure font partie de cette catégorie.

Pour comprendre ce phénomène, il faut regarder du côté de la réactivité chimique et de la classification des éléments. Un métal ne peut réagir avec un acide dilué pour dégager de l'hydrogène que s'il est capable de déplacer cet hydrogène de son anion non métallique. C'est une question de position dans la fameuse échelle de réactivité des métaux.

Les métaux dits « nobles » ou moins réactifs — comme le cuivre, l'argent, mais aussi l'or et le platine — possèdent des électrons fortement liés. Leur potentiel d'oxydoréduction est supérieur à celui de l'hydrogène. En clair, ils n'ont pas la capacité d'arracher l'hydrogène présent dans les acides dilués (comme l'acide chlorhydrique dilué).

C'est précisément cette particularité chimique qui explique pourquoi le cuivre et l'argent sont historiquement utilisés pour fabriquer des objets du quotidien ou de la monnaie : ils ne se dissolvent pas au moindre contact acide et résistent remarquablement bien au temps. Bien qu'il existe des acides oxydants très spécifiques (comme l'acide nitrique) capables de les attaquer par un autre mécanisme, face à un acide dilué classique, ces métaux restent totalement inactifs.

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