Où se concentrent les plus riches (et les plus pauvres) en Occitanie ?
Toulouse, Montpellier, Nîmes et Perpignan se distinguent par leur forte concentration à la fois de quartiers très aisés et de zones plus défavorisées. Selon une étude récente de l'Insee publiée en novembre 2025, c'est dans ces quatre grandes villes de la région Occitanie que l'on retrouve la majorité des ménages appartenant aux deux extrêmes de l’échelle économique.
À Toulouse, par exemple, les quartiers de la périphérie ouest, comme Les Minimes ou Saint-Martin, attirent les familles aux revenus élevés, tandis que certaines zones du Mirail ou de Languirande font face à des difficultés sociales marquées. Montpellier suit une tendance similaire : des quartiers comme Montpellier-Centre ou les Arceaux affichent un certain luxe, tandis que d'autres, notamment au nord de la ville, connaissent un taux de pauvreté plus élevé.
À Nîmes, le contraste est visible entre le centre historique, en plein renouvellement, et les cités populaires des quartiers nord. Perpignan, plus à l’est, montre aussi des disparités fortes, avec d’un côté une attractivité croissante pour les classes moyennes et supérieures, et de l’autre, des zones en tension sociale.
Ce phénomène n'est pas nouveau, mais il s’intensifie. La montée des prix de l’immobilier dans les centres urbains pousse les populations modestes vers les périphéries, tandis que les plus fortunés s’accaparent les beaux quartiers rénovés. Une étude qui rappelle que la richesse, en Occitanie, ne se répartit pas équitablement — même au sein des mêmes villes.
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